Et bien voilà la boucle fût bouclée en 1h50’23’’. Une première expérience sur semi-marathon bien plaisante, malgré une fin quelque peu, lente, très lente. En effet, j’ai payé cash mon manque d’entrainement, ma condition physique moyenne et mon surpoids. A partir du 18ème km, j’ai perdu deux jambes, lesquelles jambes me servaient à courir depuis le départ et qui m’ont bien manqué pour tenir le rythme sur les 3-4 derniers kilomètres. Pas si surpris de connaitre cette défaillance, mais tout de même déçue d’avoir perdu 6 min en 3-4 km et me retrouver au dessus de la barre des 1h50 à 5 min de l’objectif de départ.
Comment s’est-passé la course ?
La journée a débuté par une petite “déprime” où à l’heure du second réveil – 7h30 – après la collation de 6h, la météo était à la pluie fine !!! La perspective de courir 21 bornes sous la pluie ne nous enchantait pas. Mais quand faut y aller, faut y aller !
Vêtus de sac poubelle, nous sommes alignés sur la ligne de départ, plus exactement à quatre bons cents mètres de celle-ci. Et oui, c’est ça de faire parti du petit peuple de la course à pied, nous sommes loin, loin des meilleurs que nous reverrons jamais recroiserons plus tard dans les boucles. Au top départ, la masse (environ 4 000 coureurs) se mit donc lentement en route, largement le temps de retirer nos sacs poubelles de se re-mémorer entre nous, nos objectifs de course (Zan en 1h40 – Bouvos et moi-même en 1h45) et de mettre lentement les machines en route. Nous avons dû passer la ligne de départ bien 1min30 après le coup de feu. Là, commença donc un long slalom pour se faufiler et réussir de se caler rapidement sur mon rythme de 5 min au km. Finalement, dès le 1er km, j’étais caler sur ce rythme là. Un rythme que je réussi à garder jusqu’au 8ème km. J’avoue qu’ensuite pour vous racontez dans le détail, j’aurai bien dû mal. J’étais trop concentré sur ma course, au point d’en perdre quelques repères, j’ai même zappé 3 bornes kilométriques, pas facile pour vérifier sa vitesse. Pour résumé jusqu’au 15 km tout allait assez bien, même si sentant mes cuisses parfois un peu molle, j’ai dû abuser des ravitaillements et perdu trop de temps sur ces derniers, facilement 2-3 minutes partis en fumé, en trottinant pour me nourrir et boire.
Vint le 16ème kilomètre, plutôt en forme, bien confiant, avec un chrono autour des 1h18 de mémoire, de quoi me présenter sur la ligne en 1h48. Je comptais même gagner 1 min sur les 5 derniers kilomètres. Jusqu’ici tout allait bien !
Mais c’était sans compter que j’étais en réalité programmé pour courir 1h29, étonnant non ? La coïncidence m’amuse d’ailleurs, heureusement que le blog ne s’appelle pas 1h15.com. Seulement à 1h29, je venais juste de rentrer dans le parc de la Tête d’Or, et il me restait 3,5 km à parcourir. Je vous laisse faire le calcul : 21 min pour faire 3,5 km ! Rien que de l’écrire cela me déprime !!! J’ai complètement explosé, 3-4 km durant lesquels de très nombreux coureurs me sont passés devant, incapable de m’accrocher à un rythme correct. Ce n’est que dans les derniers 200 derniers mètres que j’ai réussi à ré-accéléré, voyant la ligne. Mais bien trop tard, les 1h45 étaient loin et même les 1h50 étaient passés.
La raison de cette explosion ?
En course à pied, on ne peut pas vraiment tricher avec le chrono ou rejeter la faute sur l’arbitre ou l’adversaire. On paye cash un manque de condition physique. Et pour préparer cette course, je n’ai pas fait autre chose que mes footings habituels au rythme de 2 par semaine avec des sorties n’excédant jamais 50 minutes, hormis deux longues sorties de 1h20, bien insuffisant pour ne pas être musculairement grillé au 18ème km. A regarder les plans d’entrainements, que j’ai d’ailleurs plus étudié après, qu’avant la course (cherchez l’erreur), ils se déroulent tous sur 6 à 12 semaines, tous avec au moins 3 séances et toujours une sortie longue entre 1h15 et 2h ! Donc il n’y a pas à chercher bien loin. Puis une surcharge de 6-7 kg n’est pas fait pour arranger le chrono.
Donc au final mon équation est simple :
6 kg + 2 séances par semaine + 2 sorties longues = 1h50 au semi
Quant à la pluie ? Franchement, pendant 1h50 je n’ai eu que de la pluie fine, ce n’était pas gênant. J’ai presque de la chance, car dès mon arrivée, c’était le déluge. Le regret sur la météo se situe plus pour l’après arrivée, où nous n’avons pas pu nous étirer dans la parc, comme nous n’avons pas pu profiter de notre famille sur le parcours… dommage !
De manière très surprenante, je n’ai pas trouvé la course longue. Il est vrai que je n’étais jamais seul. Je regrette peut-être d’avoir eu le nez un peu trop dans la course, et oublié de lever la tête pour profiter du parcours et courir un peu plus détendu. Je crois que j’avais tout de même dans la tête, l’appréhension de ne pas finir et de réellement exploser en route, en tout cas jusqu’à 1h15 de course. Et la prochaine fois, je gérerai autrement les ravitaillements qui m’ont fait perdre pas mal de temps.
La suite
Cette expérience m’a donné envie de me (re)mettre à la course à pied plus sérieusement et de délaisser mes 2 footings hebdomadaires pour 3 vrais séances de courses à pied et préparer 2 semi-marathons par an, sûrement Annecy en avril, et Lyon en septembre. Et au moins j’aurais le plaisir de courir avec mes compères de course qui ont aligné de très beaux chronos : 1h35 pour Zan et 1h41 pour Bouvos. Encore chapeau les gars ! Y en a qui sont naturellement forts !!!
Alors 1h29 pour le prochain ?
Pour le prochain, c’est-à-dire surement à Annecy en avril, il serait un peu présomptueux de réussir à m’entrainer autant et surtout de réaliser 1h29 en course. Je garde cet objectif en tête, mais avec déjà au moins une étape intermédiaire à 1h39, qui après cette expérience me parait vraiment réalisable. Il suffira d’être discipliné et que je me donne les moyens cette fois-ci :
- 6kg avec un régime + 3 séances par semaine avec fractionnés et sorties longues = 1h39 au semi
Pour 1h29, la question est : est-ce faisable avec seulement 3 entrainements par semaine ? car il faut courir mais courir vite et pour cela je dois reprogrammer mon corps, un simple reboot ne suffira pas !
Ce blog continuera donc à exister et deviendra mon carnet d’entrainement ou le notre si Bouvos veut réendosser sa tenue de blogueur. J’aime bien l’idée d’avoir un lieu où je consigne mes objectifs et mes erreurs. Cela sera peut-être l’occasion d’échanger avec d’autres coureurs de même niveau et peut-être de trouver des compagnons d’entrainement pour les séances longues. Car 1h50 en course cela passe bien, mais seul en entrainement, c’est long ! Donc si vous êtes lyonnais et semi-marathonien en 1h39, je suis preneur !