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Jeu du matin sur 10 bornes
Rédigé par Eric | Catégorie : Entraînement - Crabe
Il y a des matins, il faut vraiment avoir un objectif de course à pied pour se sortir du lit et enfiler ses baskets. Sans l’objectif des 1h29, je crois bien que la 2nd séance de la semaine, non réalisée hier, aurait attendu lundi soir. Histoire de rendre ludique cette séance matinale, je me plaçais quelques objectifs : courir 10 km en moins de 50 min et pour pimenter le tout, je changeais de point de départ dans le parc pour brouiller mes repères de chrono. Pour info dans le parc de la Tête d’Or, il n’y aucun repère kilométrique, tout se fait à l’habitude !
Je basais donc l’atteinte de mon objectif matinal principalement sur mes sensations. Je devais donc attendre le 1er tour pour savoir si j’étais dedans ou non ! Cela faisait plus d’un an que je n’avais pas couru le matin. Tous mes footings se font le soir après le bureau. Difficile donc d’avoir de bons points de repères, surtout que je courais à jeun, avec 3 verres d’eau et une craquinette dans le ventre.
Trouver un point de repère
Mon 1er point de repère était mon passage à 3’50’’ sur mon point de départ habituel. A partir de là, je calculais donc mes temps de passages intermédiaires pour savoir où je me situais avec mon objectif de moins de 25’ au tour (4915 m). Si vous ne courrez pas et que vous vous demandez à quoi pense un joggueur au fil des foulées, et bien voici un exemple : faire des additions, des soustractions, des divisions, des multiplications, des estimations de passage. N’est-ce pas passionnant une séance de footing ?
Se fier à mes sensations et aux autres
Mes sensations étaient moyennes ce matin. Je me mettais la pression, je ne voulais pas rater ces objectifs de 5’ au km, je ne voulais pas partir trop vite au risque de connaître une fringale (peu de chance sur 10 bornes, mais je ne cours plus le matin !) Je ne voulais pas partir trop lentement au risque de devoir grandement accélérer sur le 2nd tour pour rattraper le temps perdu. Au fil des km mes estimations de chrono me rassuraient, j’étais bien dedans, je savais qu’en passant les 30’ de course je serai de mieux en mieux. Petit à petit les joggers du samedi matin arrivaient, en cas de coup de mou, je pourrais trouver un lièvre sur qui m’accrochait et quelques points de repères supplémentaires.
Un chrono de référence sur le 1er tour
Passage au 1er tour – 4915 m – en 24’20’’. Parfait ! J’allais boucler mon 5 km sous les 25’ ! Mon corps commençait à sortir de sa torpeur matinal, le dos semblait plus détendu (il faut vraiment que je m’étire le dos !), mon rythme cardiaque et respiratoire étaient bien réguliers (je n’ai pas encore de cardio). En même temps, si je me cramais en courant le km en 5’, j’aurais été dépité de ma bien pauvre condition physique ! Seul inquiétude, mes mollets, depuis 2 semaines, ils sont plutôt du genre tendus, à vrai dire, une vraie réserve à toxine Haribo !
Les passages suivants sur mes temps intermédiaires étaient plus rapides qu’au 1er tour, tout va bien ! Me voilà dans la boucle du Vélodrome, attention, ce passage est très bucolique en bordure du lac, aucun jogger ne passe par là, tout est réuni pour flâner et perdre de précieuses secondes au km. Cela n’a pas manqué, je sortais de la boucle (1060 m) pour rejoindre le tour classique avec 20’’ de retard !
Heureusement, je me retrouvais dans un wagon de bons joggers, cela replaçait ma foulée sur un bon rythme. Il est plus de 10 h, les joggers sont là. Cela donne toujours un coup de fouet de passer de groupes en groupes, et puis j’avais dépassé les 30’ de course, j’étais bien réveillé. Passage au dernier temps intermédiaire en 19’20’’, petit calcul rapide, je devrais passer le 2nd tour en moins de 25’. Il me restait donc ensuite à avaler sur le même rythme les deniers 170m pour passer mes 10 bornes en moins de 50′ min.
Verdit du chrono
Second tour bouclé sous les 25’ avec un chrono total de 49’03. A moins de subir un éclatement de basket ou une morsure de croco Haribo, 57’’ pour 170m, cela semblait bien jouable. Il me fallait 1’ pour 200 m. Sans GPS et uniquement avec ma montre difficile d’imaginer où se situait cette ligne d’arrivée imaginaire. Je laissais donc filer mes foulées jusqu’à atteindre les 50 minutes piles.
Verdict de Google Earth
D’après Google Earth, mes tours font 4915 m, une fois à la maison, je traçais alors la distance entre la fin de mon second tour et ma position à la 50ème minute. Voici le verdict en image :
J’ai parcouru 215 m de plus, soit 4915×2+215 =10 045 mètres en 50 minutes. En faisant l’hypothèse que Google Earth est fiable et que ma montre Casio aussi, je valide donc mon objectif matinal de 10 bornes en moins de 50 minutes ! Elle n’est pas belle la vie de jogger ? Il suffit d’une paire de baskets, d’un parc, d’une montre et de Google Earth pour bien commencer sa journée.
Ma petite satisfaction personnelle vient de ma capacité à bien doser mes efforts pour courir avec des objectifs. Un bon boost au moral pour avaler les 21bornes et 100 mètres en 1h29’.
Qu’est ce que je m’éclate quand je cours !
Je suis sûr que je vous ai convaincu que l’on pouvait bien s’amuser en courant pendant 50 minutes, n’est-ce-pas loin de l’image rébarbatif du footing ? Combien de fois m’a-t-on posé les questions : “Mais tu n’ennuis pas quand tu cours ? tu fais quoi ? tu penses à quoi ? c’est pas ennuyeux de courir comme ça sans but ?”. Quand je ne m’amuse pas comme ce matin avec un chrono et une distance, le footing est aussi un excellent moyen d’évacuer les emmerdements quotidiens ou d’avoir d’excellentes idées pour des projets.


tu me diras comment tu fais dans goole pour cacluler des distances. J’ai reussi à saisir des tonnes de points mais pas moyen de savoir combien de km ca faisait !